Chroniques sans tabous sur le monde qui nous entoure

OUI à la précarité... de la vie !

13 juillet 2006

Juillet est fini

Les feux d'artifices du 13 juillet annoncent ceux du 14.

Le 15, je vous quitte momentanément pour un temps d'évasion...

Retour tout début août pour des chroniques toujours sans tabous !

A bientôt.

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08 juillet 2006

Le battement d’ailes d’un papillon…au Togo

Vous connaissez l’histoire du battement d’ailes d’un papillon qui, par la combinaison de ses effets secondaires, déclencherait un ouragan à l’autre bout du monde. C’est un peu ce que l’on a vécu il y a quelques jours avec la coupe du monde de football.

Rappelez-vous vendredi 23 juin à 21h. Des millions de personnes sont installées devant leur TV. L’heure est grave. Après 2 matchs nuls contre la Suisse et la Corée du Sud, seule une victoire avec 2 buts d’écart peut qualifier l’équipe de France de façon certaine pour la suite de la compétition.

A cet instant là, 2 scénarios extrêmes sont possibles :

  • Scénario 1 : l’équipe réalise un troisième match quelconque et n’arrive pas à se qualifier pour le tour suivant. On vit un remake de la coupe du monde 2002. Les médias s’en donnent à cœur joie, l’homme de la rue vitupère contre cette équipe de vieux « Quelle idée de rameuter Zidane, Thuram, Makelele, Barthez, ce sont des vieillards repus qui n’ont plus la niaque, d’ailleurs je l’ai toujours dit, place aux jeunes ! », Domenech démissionne, Zidane quitte le football de la pire façon qui soit, ne disputant d’ailleurs même pas son dernier match puisque suspendu ! La France est atone et aigrie, heureusement c’est l’été et les vacances, mais la frustration pointe et on jure que l’on ressortira ses vieilles banderoles revendicatrices dès la rentrée contre ce gouvernement et tous les autres qui portent vraiment la poisse.

  • Scénario 2 : c’est la victoire et la qualification pour les 1/8èmes de finale. L’équipe enfin décomplexée du syndrome 2002 se remotive et se ressoude, et les succès se suivent tour après tour jusqu’à la finale, apogée d’un groupe d’anciens et jubilée majestueux des joueurs en fin de carrière. Domenech est encensé et porté aux nues, l’homme de la rue entonne « Quelle bonne idée de conserver ces joueurs d’expérience pour la coupe du monde, d’ailleurs je l’avais toujours dit, il faut des joueurs qui ont roulé leur bosse pour ce type de compétition ! ». Les Champs Elysées sont envahis, et l’on est rassuré de voir que sur les 3 dernières coupes du monde, on en a gagnées 2. Et si c’était une conséquence des 35 heures et du rejet du CPE !

Honnêtement, qu’est ce qui différencie ces 2 scénarios : rien ou presque. Un but marqué ou non dans un match contre le Togo. But qui aurait pu survenir ou ne pas survenir. Qu’un geste furtif dans la surface de réparation ait été commis, un pénalty pour le Togo, et c'était le match nul éliminatoire. Une différence infime. Un battement d’ailes de papillon…apportant la gloire ou la disgrâce…

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