29 mai 2006
29 mai 2005… 29 mai 2006 : un triste anniversaire
Déjà un an depuis le référendum sur la constitution européenne qui s’était soldé par un NON déprimant.
Les chinois ont l’année du chien, du buffle ou du lapin, nous les français nous avons eu l’année du NON :
- NON à la constitution européenne
- NON à l’intégration dans les banlieues
- NON au CPE
En fait ces 3 NON correspondent à un même malaise : la peur et la paralysie devant l’avenir.
Tel un troupeau apeuré, une partie de la population n’arrive pas à comprendre que son salut ne proviendra pas de la crispation sur le statu quo, telle la moule sur son rocher, ni de son rejet de tous ses problèmes sur les institutions, mais de son entrée volontariste dans le monde d’aujourd’hui de façon positive, et de la prise de responsabilité et de maturité qui en découlent.
Tant que certains seront vissés sur le passé et regarderont en arrière pour expliquer leur immaturité à embrasser l’avenir, ils ne feront que renforcer leurs peurs et leur amertume devant leurs échecs.
Qu’on ne s’y trompe pas, et là-dessus l’histoire est éloquente. Depuis une trentaine d’année, les pays qui ont réussi à « s’en sortir » sont les pays qui ont su, malgré leur histoire, regarder résolument vers l’avenir, sans effacer le passé, mais en le mettant à la place où ce dernier doit être, qui n’est pas au premier plan. Au contraire, les pays dont le regard est resté rivé en arrière ne sont généralement pas sortis de l’ornière. C’est d’ailleurs un cercle vicieux : les problèmes appellent une explication, et l’explication la plus acceptable par les gouvernants et la population est celle qui déresponsabilise ceux qui sont pourtant responsables de ce fiasco, à savoir justement les politiques de ces pays, et dans une certaine mesure la population trop souvent complaisante, incapable de faire mettre en place les structures nécessaires au progrès.
Les chinois auraient pu faire comme certains pays africains, et expliquer leur retard d’il y a 20 ans par l’invasion japonaise ou le communisme. Ils seraient là à se tourner les pouces et à manifester contre l’occupant japonais du début du siècle dernier responsable de tous leurs malheurs. Pourquoi pas d’ailleurs mettre les mongols dans le coup, et oui, ce sont les ravages causés par les mongols au 13ème siècle qui expliqueraient les virtuels problèmes chinois. C’est tellement plus simple. Ils n’ont pas regardé une seconde en arrière, et ont foncé droit devant pour remporter la mise.
Pour d’autres pays, les années se suivent et se ressemblent. Près de 45 ans après la décolonisation, certains pays africains n’ont toujours pas franchi la ligne de départ, refusant d’avancer en se justifiant par des faits passés et que 90% de leur population n’a même pas vécu ! Cela est d’autant plus inacceptable que certains de ces pays ont des ressources naturelles et des richesses importantes qui auraient dû leur permettre un développement continu depuis des dizaines d’années. Mais il est plus facile de s’en mettre plein les poches et d’accuser le « grand méchant » de tous les maux. Celui-ci peut être au choix : l’ancien colonisateur, ou le « grand satan ». Chez nous en France, nous nous considérons plus cérébraux donc on a choisi quelque chose de plus abstrait, la « mondialisation ».
Il y a un temps pour tout : un temps pour détecter les erreurs, un temps pour en tirer l’expérience pour la suite, et un pour avancer résolument vers l’avenir.
26 avril 2006
Mélançonnerie lituanienne
Vous vous rappelez que dans la cacophonie de la campagne du référendum pour la constitution européenne, le mur du çon (comme dirait notre célèbre et satirique « canard ») avait été allègrement franchi par un député du PS adepte du NON qui avait tenu les propos suivants :
« Vous en connaissez vous des lituaniens ? On en a rien à foutre des lituaniens ! »
J’ai eu depuis l’occasion de faire un tour dans ce nouveau pays membre de la communauté européenne, et je peux vous confirmer les faits suivants :
· Les lituaniens existent (les lituaniennes également !), j’en ai croisé dans les rues, dans les restaurants, sur la route, sur les plages…
· Ils ne sont pas verts et ne portent pas d’antennes sur la tête
· Ils habitent dans des maisons comme les nôtres, ont des routes, des autoroutes et des voitures, mangent dans des assiettes avec des couverts, boivent des boissons sucrées et gazeuses, parfois alcoolisées
· Ils ont des lieux de culte, des écoles, la télévision, des parcmètres, plein de radios FM
· Ils vont le week-end à la plage et se baignent dans la mer en maillot de bain, il y a même des endroits réservés aux nudistes
· Le soir ils aiment investir les terrasses des cafés et restaurants et se promener au bord de la mer en famille
· Il y des garagistes qui ne vous arnaquent pas, même si vous êtes étranger
· Tout comme leurs voisins baltes, ils sont à 100 à l’heure dans le développement et l’ouverture sur l’Europe et le monde (monde plutôt anglo saxon dans lequel la France a peu de place)
· J’ajouterai qu’il m’a semblé que pour eux la France, c’est un peu comme nous la Lituanie, ce n’est pas le centre du monde
Tandis que nous autocontemplons notre modèle social comme une relique à ne pas dépoussiérer, n’oublions pas que d’autres pays plus discrets existent et travaillent à leur réveil d’après communisme et à leur entrée sur le marché mondial. Ces pays ne sont pas des républiques bananières du bout du monde mais nos partenaires de l’Union européenne qui, sachant d’où ils viennent, connaissent peut être mieux que nous la valeur des choses. Petits pays certes, mais pays en plein éveil et dynamisme.
Ainsi tout est relatif et éphémère. Précaire ? :-))
11 février 2006
Zone de turbulence
Le référendum a eu quand même des effets positifs, dont celui non des moindres, ce qui a largement été reconnu par tous, d’instaurer un débat national sur le sujet, même si ce débat a été entaché des traditionnelles dérives franco-françaises de récupérations corporatistes de toutes sortes. Le problème est qu’on a demandé l’avis des français sans les avoir impliqués suffisamment préalablement dans cette construction européenne. Et pas seulement quelques mois avant, mais depuis de nombreuses années. Les français n’ont pas, pour la plupart, pu « s’approprier » la construction européenne. Faute d’y participer directement, d’être suffisamment informés de son fonctionnement, de ses décisions et actions. Qui peut dire aujourd’hui quelles décisions ont été prises pour l’Europe depuis 15 ans, qui les prend, comment sont-elles suivies et adaptées dans le temps, ce qu’elles apportent concrètement aux citoyens de chaque pays, que ce soit en avantages ou en contraintes ? Bien peu de monde. Il existe un manque de visibilité incroyable sur ce sujet, ce qui laisse le champ libre à tous les corporatismes (syndicats compris) qui ont beau jeu d’extirper tous les points négatifs et d’occulter le reste. Et c’est la seule image qui subsiste finalement dans ce désert. Un tel retard, un tel décalage devait se payer un jour ou l’autre, et le point positif est que ce coup de frein intervient dès aujourd’hui et non pas encore plus tard, ce qui va permettre (je suis optimiste) de renforcer les fondations européennes en impliquant plus fortement ses peuples, quitte à traverser à court terme des moments d’errements. L’écart était devenu trop important, cette Europe était ressentie comme fruit des gouvernements (alias les méchantes élites). Et comme chacun sait, les élites font toujours tout par derrière pour couillonner le brave citoyen, donc cette constitution était un piège. Quelques jours avant le vote, mon fils m’a dit un soir qu’un militant syndical interviewé à la TV avait affirmé que puisque le Medef appelait à voter oui, c’était forcément que cette constitution était mauvaise et qu’il fallait voter non. Il continua en me disant : « mais pourquoi n’a t-il pas dit que puisque Le Pen va voter non, il faut voter oui ? » Les limites de la bêtise sont si facilement franchies…
03 février 2006
Et maintenant ? (brisons quelques tabous - suite et fin)
Dans un monde parfait, le modèle de solidarité à la française serait sûrement un modèle exemplaire. Mais nous vivons dans un monde imparfait, nous sommes nous-mêmes imparfaits, c’est ce qui heureusement fait l’attrait de la vie, et le modèle français doit être adapté afin de ne pas avoir d’un côté trop de pédaleurs silencieux et de l’autre trop de râleurs à l’inertie sclérosante, passifs mais vociférant sur l’allure trop lente emmenée par ces favorisés de nantis.
Le travail ne doit pas être dévalorisé, et pour cela tout doit se mériter, rien ne doit être gratuit, tout doit avoir un prix (pas forcément monétaire), même symbolique, car tout bien, tout service, représente un effort fait ou financé par quelqu’un d’autre. L’oublier, c’est renier l’effort qu’a fait autrui pour nous aider. Car ce qui est gratuit est dévalorisé, ce qui est voulu et payé par son temps ou son travail montre une implication personnelle supérieure et engage.
Allez, les grands timoniers de la France, il y a du pain sur la planche. Pour une fois, soyez audacieux, oubliez le bruit ambiant de la foule, concentrez-vous sur le résultat. Montrez le cap, et gardez-le ! Et au fait, la prochaine fois que vous nous poserez une question, choisissez-là un peu plus simple que tout le monde la comprenne…
Les limites de la démocratie (brisons quelques tabous - suite)
Quiconque a regardé une fois « le maillon faible » est persuadé que la compréhension profonde des enjeux de la constitution et de la construction européenne passe si largement au-dessus d’un certain nombre de nos contemporains qu’ils ne puissent émettre un avis utilisable. Malheureusement, l’ignorance n’a jamais empêché personne d’avoir des convictions et encore moins de voter.
Demander son avis au lambda dans la rue sur un tel sujet pose 3 problèmes :
- Que la personne se trompe dans son raisonnement en ne percevant pas les véritables tenants et aboutissants à long terme, mais en se focalisant sur le présent et le court terme de sa corporation
- Que la personne ne réponde pas honnêtement à la question mais décide simplement de sanctionner l’interrogateur (et donc de répondre, par principe, à l’opposé de ce que celui-ci préconise)
- En cas de surinformation médiatique, possibilité supplémentaire par certains esprits malicieux et manipulateurs de réveiller et exacerber certaines peurs primales (peur du changement, de l’étranger, de l’inconnu, de ce que l’on comprend mal)
Nous n’avons évité aucun de ces pièges, les presque 55% sont là pour nous le rappeler.
La goutte d’eau (brisons quelques tabous - suite)
La victoire du NON a naturellement été fêtée par ses partisans de tout bord, quoique chacun pour des raisons différentes. Ce qui est nouveau, c’est l’impact important de cette victoire sur les adeptes du OUI. Pour la première fois, une partie importante de la population, ceux que certains de la France d’en bas appellent les nantis, d’ordinaire dociles, discrets, travailleurs et bons payeurs, s’est sentie trahie par un scrutin dont le résultat ne reflète pas ses convictions profondes. Ces forces vives, véritable moteur de la solidarité puisqu’en étant les principaux pourvoyeurs de fonds, se sont retrouvées en décalage fondamental avec ceux là mêmes qu’elles aident anonymement.
Au niveau européen ou d’autres organismes internationaux, il arrive que certains pays ne comprennent pas pourquoi leur influence n’est pas proportionnelle à leur population ou à leur contribution financière. Les nantis ont soudain pris conscience que, malgré leur participation essentielle et largement majoritaire aux processus de solidarité chers à notre pays, bien que déjà boucs émissaires quotidiens des frustrations et des rancoeurs des éternels râleurs, ils avaient de plus été trahis par ceux là mêmes avec lesquels ils partageaient les fruits de leur travail et de leur implication personnelle. La goutte qui fait déborder le vase…
La solidarité…se mérite ! (brisons quelques tabous - suite)
Lorsque l’on a appris car travaillé à l’école primaire et au collège (et non pas juste usé ses fonds de culotte, lancé des boulettes et comparé la marque de ses chaussures de sport), lorsqu’on a cravaché au lycée pour acquérir et obtenir son bac (et pas seulement exhibé son portable dernière génération alors que l’on bénéficie d’une aide financière pour la cantine), lorsqu’on a choisi une orientation d’études non seulement en accord avec ses goûts et aspirations mais aussi en fonction des débouchés concrets sur le marché du travail afin d’y assurer sa place, tout cela avec le sérieux et la responsabilité dus à la conscience de l’effort énorme fait par la collectivité (tiens, on parle encore de nous) qui a financé, du berceau à 20 ans voire plus, une éducation que l’on peut qualifier de gratuite, et qu’ensuite, à force de travail, d’organisation, d’abnégation, on a réussi à obtenir un cadre de vie que l’on a bien mérité, on peut trouver un brin déplaisant, en plus des incessantes classifications de favorisé, de nanti, voire d’héritier (tant qu’on y est !), de devoir renoncer à l’un des principaux challenges de ce début de 21ème siècle, à savoir la construction de l’Europe. Non pas sous la forme d’un assistanat-perfusion généralisé au dépens des (de plus en plus) rares et dociles générateurs de valeur, mais en encourageant avec préférence ceux qui le méritent par leur implication et leur travail et ce, quel que soit leur pays d’origine. De quoi réveiller quelques peurs !
Au vu de la crainte générée par l’éventualité (en réalité déjà bien réelle) de l’arrivée de travailleurs motivés et moins regardant (en tout cas à court terme) sur leurs rémunérations, et au vu de la réaction phénoménale qui a été exprimée le 29 mai, on peut se poser la question : pourquoi toutes ces personnes qui semblaient si malheureuses, qui imploraient le ciel et défilaient sans fin, corporations par corporations, dans les rues, semblent finalement si terrorisées à l’idée de perdre cette condition qu’elles présentaient pourtant comme si peu enviable !
C’est sûr qu'on a la retraite à 50 ans pour certains (voire moins si l’on s’amusait à décompter les innombrables jours de grève !) (merci aux nantis et à tous les autres de la leur financer en travaillant tête baissée et surtout sans poser de questions jusqu’à 65 ans), les 35 heures (voire moins comme nos électriciens nationaux), les professionnels du surf sur arrêt maladie, alias les dépresso-paresso professionnels, j’en passe et des meilleures, car chaque corporation possède son lot de champions, et nous ne manquons pas de corporations dans notre pays.
On parle de plus en plus (y compris pour certains bastions de notre administration) de rémunération au mérite. Pourquoi ne pas penser à mettre en place également la solidarité au mérite ?
01 février 2006
La perception décalée de la réalité (brisons quelques tabous - suite)
Je ne vais pas revenir en détail sur les raisons de cet échec, j’en serais tout à fait incapable et elles ont été largement évoquées les jours suivants. Cet échec reflète, à mon sens, non pas que tout va mal, mais que certaines choses, qui dans l’absolu de notre condition d’habitant de la planète Terre, restent souvent satisfaisantes, sont ressenties par certains comme étant moins favorables qu’elles ne le pourraient, par référence le plus souvent à un passé proche, ou à une comparaison de l’ordre du fantasme (célébrité, star du sport ou de la télé, patron en vue,..). C’est cette sensation d’un état ressenti comme moins favorable, accentuée par le rabâchage médiatique qui exhibe de façon incessante une frange étroite et très favorisée, étalage de réussites dont on ne montre pas les fondations et les efforts préalables, qui excite la jalousie, embrume les esprits, et qu’il ne faut pas confondre avec une réalité qui est loin de l’apocalypse. Parce qu’on a quand même le smic, le rmi, la cmu, un nombre d’aides de toutes sortes à tous les niveaux (nationaux, régionaux, départementaux, locaux) une prise en charge du chômage 3* et un nombre de jours de congés et d’artt à faire pâlir de jalousie le reste de la planète, voire de laisser pantois d’incompréhension un observateur extra-terrestre de notre apparent mal-être. Et je ne parle pas de notre splendide pays !
Ce qui a évolué, ce sont les tentations incessantes, qui demandent de plus un renouvellement permanent. Les besoins en ordinateurs, lecteurs MP3, téléphones portables dernier cri, abonnements internet et chaînes cablées, télévisions écrans plats, tous ces besoins incessants et constamment à renouveler, pas forcément indispensables, et je ne parle pas des voitures bardées d’options de plus en plus obligatoires et coûteuses, donnent à chacun l’impression désagréable d’une perte de pouvoir d’achat, alors que c’est plutôt d’un gain en potentiel d’achat dont il s’agit. On se sent moins pauvre (et moins frustré) en sortant d’un petit magasin que d’un grand, même si l’on a rien acheté. Or notre magasin est désormais mondial et tourne 24h/24. D’où une accumulation de frustrations et sensations de perte de pouvoir d’achat. C’est le syndrome de la vitrine.
31 janvier 2006
La fracture des nantis (brisons quelques tabous - première partie)
Au soir du NON, c’est un sentiment de déception mêlée de colère qui m’envahit. Voter OUI me semblait une évidence européenne, un chemin tracé droit devant chacun de nous, devant la France, devant l’Europe, vers un monde en mouvement et en progrès, porté par les valeurs qui sont les nôtres de démocratie, de liberté, dans la reconnaissance de nos différences et complémentarités.
Certes, les sondages nous avaient asséné leur lot quotidien et abrutissant de chiffres permettant à chacun de rejoindre prématurément le camp pressenti vainqueur (liberté où es-tu ?). Certes l’homo gallicus est bien connu pour son mécontentement à tout propos, même (surtout ?) quant tout va à peu près bien, et j’aurais pu me méfier. Certes ce référendum passionné (passionnel ?) permettait à tous les pantins et épouvantails usés et d’ordinaire (presque) sans public de s’offrir soudain un espace d’existence inespéré et, surgissant simultanément, presque main dans la main, de leur boite de Pandore si généreusement ouverte, de surfer sur les sentiments les plus extrêmes qui ne demandaient qu’à se réveiller chez certains d’entre nous. Certes…
J’avais cependant confiance et pensais naïvement que lors de l’ultime tête à tête avec l’urne, la raison et la sagesse l’emporteraient, que l’élan de solidarité et de complémentarité de nos peuples européens permettrait, non pas un raz de marée du OUI et le grand soir, mais une victoire serrée comme les suffrages nationaux nous en ont donné l’habitude. Le bon sens l’aurait finalement emporté, les prestations télévisuelles des tenants du NON, dont certaines résolument mythomanes, décryptées et mises à nu, et une majorité serait sortie de l’isoloir le cœur léger, souriant à l’avancée effectuée vers une construction européenne pérenne, à la voie tracée pour leurs enfants et petits enfants…
Les faits n’ont pas été à la hauteur des espoirs attendus…
Tout d'abord, retour en arrière : 29 mai au soir...
Pour commencer, je reprends un texte que j'avais publié "à chaud" dans un forum de Libé après le NON à la constitution, et qui avait suscité des réactions vives et diverses : "La fracture des nantis (brisons quelques tabous)".
Comme il est un peu long, je vais le poster en 5 ou 6 messages.